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Développement durable - Environnement | publié par Loyco | 31.05.2022
Innovation durabilité

Innovation et durabilité dans les Pays du Nord

Notre administrateur Cédric Juillerat a représenté Loyco lors d’une mission économique dans les pays du nord de l’Europe sur le thème «Innovation et durabilité». Il nous parle des temps forts de ce voyage en train, en compagnie de représentant·e·s de l’économie genevoise.

 

Organisée par la CCIG, Après et le Département de l’économie et de l’emploi (DEE) du canton de Genève, cette mission économique avait pour objectif de partir à la rencontre des autorités des chambres de commerce et des entreprises emblématiques d’Hambourg, Copenhague et Stockholm. Trois villes, trois pays très proches géographiquement qui se distinguent par leur bonne santé économique ainsi que leur performance en termes de durabilité. En effet, selon le SDG index, les quatre pays les plus avancés sur la réalisation des 17 objectifs de l’ONU sont: la Finlande, la Suède, le Danemark et l’Allemagne. Tous bien devant la Suisse qui se classe en 16ème position. Le potentiel d’apprentissage de ce voyage était donc important.

L’échange au cœur du voyage

En compagnie de Fabienne Fischer, Conseillère d’Etat en charge de l’économie et de l’emploi, Vincent Subilia, Directeur général de la CCIG, tout un groupe de représentant·e·s de l’économie genevoise a donc sillonné l’Europe en train. Au programme:  la rencontre avec des instances officielles tels que les ambassadeurs de Suisse en Allemagne, au Danemark et en Suède, avec un sénateur allemand en charge de l’innovation, mais aussi avec des chambres de commerce, des Universités, ainsi que des entreprises emblématiques d’Hambourg, Copenhague et Stockholm telles que MSC, Maersk, Lego ou encore Carlsberg.

Lors de ce voyage, trois thèmes ont particulièrement marqué notre administrateur.

Un transport maritime neutre en C02?

Les présentations de MSC et Maersk, la visite d’un porte conteneur de MSC et d’un terminal du port d’Hambourg, 3ème port d’Europe, a permis au groupe de découvrir les enjeux du transport maritime et le dilemme irrésolu jusqu’alors que représente le fait de décarboner rapidement et de façon réaliste une industrie en pleine expansion, responsable de 3% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Avec des bateaux d’une durée de vie de 25 ans, la meilleure option à disposition reste donc aujourd’hui le recours massif aux biocarburants dont on sait que la production actuelle pose déjà des problèmes de concurrence avec les cultures alimentaires.

La neutralité carbone de Copenhague

Il y a déjà presque 10 ans que la Ville de Copenhague s’est fixé un objectif de neutralité carbone pour 2025 avec un plan à 15 ans et un budget de 150 millions d’euros. Après avoir basculé toute son électricité sur des énergies renouvelables, crée un système de chauffage centralisé -mélange de bio gaz et de géothermie- il leur reste à gérer les émissions de CO2 liés aux transports individuels. Une priorité totale est donc donnée au vélo qui est le moyen de transport privilégié par déjà 60% des personnes qui se rendent sur leur lieu de travail. Des voies aériennes ont été construites sur lesquelles le déneigement se fait en priorité (voir photo ci-dessous).

La recette suédoise de l’innovation

La troisième et dernière étape de la délégation: Stockholm et la Suède, pays qui se dispute avec la Suisse la première place du classement mondiale de l’innovation mais aussi pays des licornes: Skype, Spotify, Klarna, Minecraft, et King pour n’en citer que quelques-uns. La délégation genevoise y est partie à la visite d’incubateurs de start-ups où elle a entendu une très intéressante définition d’une société dite d’impact: «Une entreprise dont le produit n’existe plus si on supprime son aspect impactant». Elle y a également assisté à une brillante présentation à la Stockholm School of Economics sur le thème de l’entrepreneuriat et du rôle de l’Etat dans le support à l’innovation. En résumé, il s’agit d’offrir les infrastructures et un cadre juridique et fiscal stable, de laisser faire le privé et le secteur universitaire pour la partie innovation et de promouvoir ces dernières à travers sa politique d’achats et ses investissements: inspirant.

Une occasion de se confronter à des visions différentes

«Ces délégations représentent une occasion unique de mélanger des acteurs de l’économie et de se confronter à des visions différentes, enrichissantes et inspirantes à l’étranger: merci aux organisateurs pour la richesse de la trentaine de visites et rencontres que nous avons effectuées. Sur la thématique du voyage, il m’aurait semblé intéressant d’aborder aussi la remise en question des modèles de croissance et de consommation qui sont au cœur des enjeux que nous devrons résoudre dans le futur», conclut Cédric Juillerat.